Autoconsommation
Autoconsommation physique
À chaque instant, sur un fil électrique, le flux d’électricité est à sens unique. D’un instant à l’autre, le sens peut changer, mais deux flux ne peuvent pas se croiser.
L’électricité produite en un point donné va choisir le chemin le plus court sur le réseau électrique pour être consommée en un point donné.
Chaque site particulier de production ou de consommation d’électricité est raccordé au réseau électrique général en un point physique, porte d’accès au réseau, appelé PDL ou PRM.
- Lorsque, pour mon habitation, je consomme en instantané 4 kW (électroménager, chauffage, …), je soutire au réseau, à mon PDL, 4 kW.
- Depuis l’installation en toiture de mon habitation, lorsque je produis en instantané 5 kW, j’injecte au réseau, à mon même PDL, 5 kW. Sur ces 5 kW, 4 sont consommés, autoconsommés, directement chez moi, 1 est consommé chez mon plus proche voisin qui soutire 3 kW.
- Lorsqu’un nuage noir passe au-dessus du toit de mon habitation, j’injecte seulement 2 kW. Sur ces 2 kW, 2 sont consommés directement chez moi et je soutire au réseau les 2 kW qui me manquent.
- Lorsque mon premier voisin est absent, c’est vers l’habitation de mon deuxième voisin qu’est acheminé mon surplus de production de 1 kW.
À nous trois, nous autoconsommons physiquement la totalité de l’électricité produite sur mon toit photovoltaïque.
Autoconsommation règlementaire
Dès lors qu’un bâtiment, ou une installation, ou une activité, …, est consommateur d’électricité et que pour accéder à l’électricité, il est raccordé au réseau public par une porte d’accès appelée PDL ou PRM, il devient utilisateur dudit réseau pour acheminer l’électricité des sites où elle est produite jusqu’à son site de consommation.
Cette utilisation du réseau public lui est facturée par son fournisseur d’électricité à l’aide d’un barème national (le TURPE) comprenant plusieurs composantes, dont la composante de gestion. Le prix de la composante de gestion est dépendant du cadre contractuel choisi par l’utilisateur. L’autoconsommation est une situation déclinée dans ce cadre contractuel à partir d’une définition qu’en donne le code de l’énergie.
- L’autoconsommation individuelle est le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation. La partie de l’électricité produite qui n’est consommée instantanément est stockée en batteries pour une consommation différée.
- L’autoconsommation collective intervient lorsque l’électricité est produite par un ou plusieurs producteurs et consommée par un ou plusieurs consommateurs aux conditions que les producteurs et consommateurs soient liés entre eux au sein d’une personne morale (SARL, SCI, …) et que les points de soutirage et d’injection soient situés dans le même bâtiment.
- L’autoconsommations collective est qualifiée d’étendue lorsque les points de soutirage et d’injection sont situés sur le réseau public de distribution d’électricité, dans la limite d’une distance maximale de 2 km.
Par demande de dérogation à la limite de distance de l’autoconsommation collective étendue, l’autoconsommation collective est qualifiée d’élargie à une distance de 10 km lorsque les producteurs et consommateurs sont tous en communes rurales ou périurbaines. La distance peut être portée à 20 km lorsque les producteurs et consommateurs sont tous en communes rurales.
Ombrières photovoltaïques
VertENR a pour principe de fournir à ses clients professionnels une électricité 100 % verte et en circuit court.
La législation française impose que les parkings d’une superficie supérieure à 1 500 m², nouveaux ou existants, soient équipés d’ici le 1er janvier 2026 en ombrières photovoltaïques pour 50 % de leur superficie.
Dans cette obligation, nous conseillons à nos clients professionnels de développer des projets d’installation d’ombrières photovoltaïques sur leurs parkings ou autres zones propices à leur implantation. Ils peuvent ainsi bénéficier d’un accès à l’électricité, en autoconsommation ou en système d’achat habituel, d’une électricité 100 % verte et en circuit court, pour ne pas dire ultra-court.
Autres sources
Les dirigeants de VertENR ont une grande et longue expérience dans la production d’électricité verte (éolien et hydraulique) et dans le développement de projets de production d’électricité verte (éolien, hydraulique, photovoltaïque, hydrogène).
Nous disposons des compétences et d’un réseau solide indispensables pour étudier des projets de production d’électricité verte, et ce quelle que soit leur source. Nous pouvons ainsi développer des projets que vous auriez identifiés ou que nous identifierions sur votre site. Nous vous proposerons, au regard des possibilités qu’offre votre environnement direct, d’étudier sans frais le potentiel de production d’électricité ; au-delà des études préalables, sous réserve de la faisabilité technique et économique, VertENR est en capacité de gérer le volet administratif d’un projet, son financement, sa construction et son exploitation.
Effacement
À chaque instant, sur les réseaux d’électricité, les flux en soutirage (consommation) et en injection (production) doivent être à l’équilibre. Cet équilibre est primordial pour assurer en tout temps la distribution d’électricité.
Pour les gestionnaires de réseaux d’électricité, cet équilibre est obtenu, en temps normal, par le principe de l’export-import : export en surproduction, import en surconsommation.
- En temps de forte tension sur le réseau, les gestionnaires mettent en place le système de l’effacement, contractuel ou forcé.
- En période (quelques heures) de trop forte consommation, certains clients consommateurs acceptent que leur consommation soit limitée, voire interrompue, pour assurer l’équilibre du réseau. Par exemple l’arrêt du chauffage d’un immeuble.
- En période (quelques heures) de trop forte production, certains clients producteurs acceptent que leur production soit limitée, voire interrompue, pour assurer l’équilibre du réseau. Par exemple l’arrêt d’une éolienne.
Stockage
La production et la consommation d’électricité doivent, en tout instant et en tout point, être équilibrées, tant sur le réseau de transport géré par RTE que sur le réseau de distribution géré par ENEDIS.
Pour gérer cet équilibre, l’électricité en surproduction peut être stockée ; plus tard, l’électricité stockée sera restituée pour être consommée en période de surconsommation.
- Le principal moyen de stockage est aujourd’hui le stockage de l’énergie hydraulique, stockage d’eau en grand réservoir, pour l’alimentation de turbines hydroélectriques.
- Un moyen en cours de développement est le stockage en batteries de grande capacité en puissance comme en volume.
- Un autre moyen, plus modéré bien que très ancien, est l’électrolyse de l’eau pour obtenir de l’hydrogène.
Hydrogène
L’hydrogène (dihydrogène H2) est un vecteur énergétique qui existe à l’état naturel (fond des mers ou piégé en roches profondes).
Plus généralement, il est produit soit à partir d’hydrocarbures, principalement le reformage à la vapeur d’eau du gaz naturel, procédé émetteur de CO2, soit à partir de l’électrolyse de l’eau, procédé émetteur d’oxygène.
L’hydrogène vert est un vecteur énergétique produit à partir d’eau et d’électricité de source renouvelable. Il est un moyen de stockage de l’électricité en surproduction.
L’hydrogène stocké, recombiné avec l’oxygène de l’air, produit de l’électricité. Il peut aussi être utilisé en carburant de voiture électrique (1 kg d’H2 embarqué = 100 km).
